vendredi 23 décembre 2011

Petites Idées autour des fêtes

Au moment de Noël, la culture en prend parfois un coup. Elle risque de passer à la trappe face aux repas de Noël, aux longues discussions en famille, au cocooning de la fin décembre. Et c'est bien normal après tout. Mais j'ai quand même envie de vous donner quelques idées pour les prochains jours.

- D'abord, si vous avez besoin de brûler quelques calories après les excès des fêtes, allez faire quelques longueurs à la piscine d'Ixelles. C'est la plus ancienne piscine couverte de la capitale (107 ans d'âge) et elle a un cachet incroyable, entourée de tous ces vestiaires individuels. Elle se trouve à la bien nommée Rue de la Natation n°10 à Ixelles et est ouverte tous les jours de la semaine. Plus d'infos : http://www.elsene.irisnet.be/site/fr/sports/sports/piscineinfogen.htm



- Détendez-vous ou cultivez-vous, au choix, devant un bon film. Je suis tentée par Hugo, le dernier film de Martin Scorsese qui devrait plaire aux petits et aux grands. Les critiques sont dithyrambiques pour ce retour dans le Paris des années 1930 en compagnie d'un jeune orphelin qui s'apprête à vivre de sacrées aventures. Et c'est en 3D!  Et puis je viens ENFIN d'aller voir Polisse, le dernier film de Maïwenn, qui montre le boulot quotidien d'une équipe de la Brigade de Protection des Mineurs dans le Nord de Paris. C'est très dur mais passionnant, bien réalisé et extrêmement bien joué, avec une brochette d'acteurs au sommet de leur art (Karin Viard, Marina Foïs, Joey Starr, Karole Rocher, Nicolas Duvauchelle et j'en passe). Un film choc à ne pas louper qui passe toujours à l'Actors Studio à Bruxelles, l'occasion de découvrir une toute petite salle cachée dans la Petite Rue des Bouchers.



















- Si vous êtes plutôt théâtre, on est souvent gâtés aux moments des fêtes de fin d'année avec des spectacles de saison. Je pense à "Sois Belge et tais toi" ou encore "La Revue". Mais il y aussi d'autres pièces qui fonctionnent bien en ce moment comme par exemple "Les monologues de la Marijuana" au Poche, "My name is Billie Holiday" ou "Quand j'avais cinq ans, je m'ai tué" tous les deux au Public.




Un bon truc pour payer moins cher : le site Arsene 50. Chaque jour, vous pouvez acheter des places de théâtre, de cinéma ou d'autres spectacles en tous genres à la dernière minute à prix réduit. Dès la matinée, il est possible de consulter le programme du jour et vers 14h, vous pouvez acheter en ligne. Au final, on se retrouve souvent avec une place à moitié prix. Pas mal pour une petite soirée improvisée :)






C'est sur ces trois idées que je vous quitte pour cette année 2011. Merci mille fois de suivre ce blog, on se retrouve pour de nouvelles aventures culturelles l'an prochain. Je peux déjà vous dire qu'il y aura une super exposition sur les artistes surréalistes aux Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique à partir de la mi-mars. Un évènement dont on parlera beaucoup ici, c'est certain. Je vous souhaite d'excellentes fêtes de fin d'année, profitez bien de cette orgie de beaux moments. A très vite. Fiona

mardi 20 décembre 2011

Le BE Film Festival

Le cinéma belge est à l'honneur cette semaine! Jusqu'à vendredi 23 décembre, ce festival nous permet de découvrir ou redécouvrir les meilleurs films belges sortis en 2011. Il y aura aussi une série d'avant-premières et des rencontres possibles avec les réalisateurs et acteurs.

Les projections auront lieu au Bozar ou à la Cinémathèque et les prix sont tout doux (3 ou 6 euros selon le lieu). Pour moi, ce sera l'occasion d'enfin voir Les Géants, le dernier opus de Bouli Lanners et La Fée de Dominique Abel et Fiona Gordon.

Mais il y a aussi une panoplie de films flamands que j'ai bien envie de découvrir. Faisons honneur à notre septième art :)


Où ? Palais des Beaux-Arts (BOZAR)
         Rue Ravenstein, 23 - 1000 Bruxelles
         La Cinémathèque Royale de Belgique (CINEMATEK)
         Rue Baron Horta, 9 - 1000 Bruxelles

Combien ? 3 euros la séance à la Cinémathèque / 6 euros au BOZAR


Programmation : 

20/12 - 19.00 - BOZAR
Viva Riva
20/12 - 19.30 - BOZAR
Little Glory
20/12 - 21.00 - BOZAR
22mei
21/12 - 19.00 - BOZAR
Noordzee Texas
21/12 - 19.45 - BOZAR
On the Road Again : le cinéma
de Bouli Lanners
21/12 - 21.00 - BOZAR
Smoorverliefd
21/12 - 21.00 - CINEMATEK
Les Géants
21/12 - 21.30 - BOZAR
Le Grand'Tour
22/12 - 19.00 - BOZAR
Au cul du loup
22/12 - 20.45 - BOZAR
Rundskop
22/12 - 20.45 - BOZAR
La fée
22/12 - 21.00 - CINEMATEK
Noir Océan
23/12 -  19.00 - BOZAR
Hasta la Vista
23/12 - 19.30 - BOZAR
Le Gamin au vélo
23/12 - 21.00 - BOZAR 
Séance de courts métrages
23/12 - 21.00 - CINEMATEK
Pulsar
23/12 - 21.30 - BOZAR
Quartier lointain

samedi 17 décembre 2011

Mon coup de coeur BD : Pico Bogue

Merci à mon ami Manu qui m'a conseillé de lire les aventures de Pico Bogue, je me suis régalée! Légère contrariété est le cinquième tome de cette série crée par Dominique Roques au scénario et Alexis Dormal au dessin (mère et fils, pour la petite histoire...) et qui raconte les aventures d'un petit garçon - Pico-  et de son quotidien en famille.

Avec ses cheveux roux hirsutes, il est déjà craquant. Mais c'est son culot et son sens de la répartie qui rendent ce petit bonhomme absolument savoureux. Sa petite soeur, Ana Ana n'est pas en reste. Dans ce 5ème tome, Pico et Ana Ana décident de faire payer à leurs parents le fait de partir une semaine en vacances sans eux. En utilisant comme armes les mots, la franchise et la philosophie enfantines dans toute leur splendeur.




Les dialogues sont courts et empreints de finesse et d'intelligence. Parmi les références et influences des auteurs, on retrouve Calvin & Hobbes, Mafalda, Charlie Brown. Ils en sont, selon moi, de dignes successeurs. Certes, tout n'est pas toujours du même niveau, certaines pages sont plus hilarantes pour d'autres mais j'ai terminé cette BD avec la ferme intention de produire une progéniture aussi loquace et culottée! 

Voici quelques planches pour vous donner envie de plonger dans les aventures de ces deux garnements. 




La série est éditée chez Dargaud et comporte pour l'heure cinq tomes :
- Situation critique (2008)
- La vie et moi (2009)
- Question d'équilibre (2009)
- Pico Love (2010)
- Légères Contrariétés (2011)

Foncez chez votre libraire préféré!

Expo photos : Mon hier est ailleurs



Salut les loustics ! Je ne vous ai pas donné beaucoup d’idées ces derniers jours et je m’en excuse. Pour me faire rattraper, voici une idée d’exposition photos pour ce week-end.








Ca se passe au musée BELvue et ça s’appelle, très joliment, « Mon hier est ailleurs » : le portrait de huit jeunes nés en Afrique, en Asie, en Europe de l’Est ou au Moyen-Orient et qui sont arrivés seuls en Belgique. On les appelle les « mineurs non accompagnés » en oubliant parfois que ces jeunes ont tous un nom, une histoire, un parcours de vie singulier. On estime qu’en moyenne, un enfant non accompagné débarque en Belgique toutes les trois heures. Soit environ 1600 jeunes en six mois.

Imad, Maryska, Ibrahim, Raza, Dinesh, Sabo, Jacob et Benjamin ont été suivis pendant quelques mois par la journaliste et écrivain Catherine Vuylsteke et photographiés par le collectif Nadaar.

J’irai moi-même faire un petit tour à l’expo dans les prochains jours et j’ajouterai mes impressions ici-même. N’hésitez pas à me transmettre les vôtres!

Où ? L’exposition est gratuite et visible au musée BELvue (7, place des Palais à Bruxelles) jusqu’au 29 janvier 2012. Mardi-Vendredi : 10h-17h / Week-end : 10h-18h

Petite astuce : Gardez un oeil bien attentif sur la programmation du Musée BELvue. Il y a de très belles expositions temporaires, souvent consacrées à la photo. J'ai par exemple le souvenir d'une super expo sur les femmes indiennes au mois d'octobre. Et là encore, je ne raterai pas "Mon hier est ailleurs".




vendredi 9 décembre 2011

Les Nocturnes des Musées Bruxellois : plus qu'une date!

Bon, je dois bien avouer que sur ce coup là, j’ai un sacré temps de retard. Cela fait des mois que je vois les affiches « Nocturnes des musées bruxellois » me faire un clin d’œil dans les rues de la capitale. Mais j’avais tendance à les ignorer et à reporter à plus tard ces escapades nocturnes.

Quesako ? Tous les jeudis, entre mi-septembre et mi-décembre, un certain nombre de musées bruxellois ouvrent leurs portes de 17h à 22h. L’occasion d’un petit bain de culture dans une ambiance after-work et ce pour trois fois rien (3 euros en prix plein, 1,5 euros pour les jeunots de moins de 25 ans).

Quand j’ai réalisé que l’édition 2011 s’arrêtait le 15 décembre prochain (soit dans une semaine, gloups), j’ai fait de cette visite l’une de mes priorités. Ce qui est sympa, c’est que les musées participants varient chaque semaine. Jeudi matin, j’ai donc découvert sur http://www.brusselsmuseumsnocturnes.be/ les 6 musées accessibles en soirée et après quelques tergiversations, j’ai opté pour le Musée Marc Sleen. Quelqu’un connaît ? Parce que moi, pas du tout. Mais la petite description a achevé de me convaincre.

C'est une première : le Musée Marc Sleen vous propose une soirée en compagnie de Néron ! Dans le cadre unique de l'ancienne rédaction d'un journal, découvrez les multiples facettes de l'oeuvre de Marc Sleen. Narrateur hors pair, maître du neuvième art, il fut aussi dessinateur de presse. Terminez votre visite en sirotant une bière Néron, brassée exclusivement pour le musée ! 

Je vous vois d’ici, bande de chenapans, imaginer que c’est la perspective de ce doux breuvage qui m’a fait tourner la tête. Que nenni ! J’adore le monde de la BD et je ne connaissais pas bien cet icône de la BD belge d'expression flamande et encore moins le musée qui lui est consacré, juste en face du Centre Belge de la Bande Dessinée. C’est tout petit mais quelle chouette surprise. On est arrivés juste au moment de la visite guidée, on a lu plein de BD, complété un puzzle super compliqué, découvert les aventures de Néron, son personnage fétiche (Marc Sleen est dans le Guinness Book des records pour avoir créé, pratiquement seul, 200 albums de Néron). Mais j’en conviens, la cerise sur le gâteau fut ce bon verre de bière Néron offert par la maison. Santé !



Votre dernière chance de vivre cette chouette expérience culturelle cuvée 2011 sera le jeudi 15 décembre. Pour la soirée de clôture, deux musées seront de la partie : le Musée d'Ixelles et le Musée des Instruments de Musique, ouvert jusqu’à minuit. FOLIE. J’ai toujours voulu visiter ce dernier (le MIM pour les intimes) donc je pense que mon choix est fait. Il y aura même un petit concert jusqu’à 23h.

Culturellement vôtre, Fiona.

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Musée Marc Sleen 
33-35 rue des Sables 
1000 Bruxelles 
visit@cbbd.be 
www.marc-sleen.be




jeudi 1 décembre 2011

J'ai redonné une chance au Marché de Noël

Haaaa, ce joli marché de Noël qui envahit la Place Sainte-Catherine quand décembre revient. Je dois bien avouer que ces dernières années, j'en avais eu ma claque.

Le marché de Noël bruxellois était pour moi devenu synonyme d'allées encombrées, de poussettes me roulant sur les pieds, de patinoire pleine à craquer avec une qualité de glace médiocre (hé, je sors avec un Canadien fan de hockey donc je suis forcément devenue difficile en la matière). 

Seul un petit verre de vin chaud me mettait encore un peu de baume au coeur. 

Cette année, retour en Belgique oblige, j'avais envie de me réconcilier avec ce marché. De mettre nos petits différents de côté et de repartir de zéro. Hier soir, je me suis donc rendue Place Sainte-Catherine avec ce petit pincement au coeur propre aux premières fois. Et j'ai passé un super moment!

Petits conseils pour survivre aux Plaisirs d'Hiver :
Allez-y en semaine et surtout, surtout, avant le début des vacances scolaires. On peut avancer sans se marcher dessus, les vendeurs sont relax, on peut regarder les petits cabanons à son aise... Le pied.


- Pour être tout à fait honnête, j'aime surtout le Marché de Noël pour ses dégustations : on dirait que c'est le seul endroit où je peux déguster/engloutir (dans l'ordre) du saucisson, du chocolat, du vin chaud, du fromage de brebis, du chutney de mangue, une crêpe, un hot dog et un rhum arrangé sans avoir l'estomac tout retourné. Serait-ce la magie de Noël ?

- Si vous aussi, vous êtes un peu gênés de goûter sans rien acheter, voici la phrase qui tue "On peut payer avec carte? Non ? Ho mince, bon chéri on va chercher de l'argent ?" Crapuleux mais efficace.

- Passez faire un petit tour au stand de l'Ile de la Réunion! Mais heu n'achetez pas une bouteille de Rhum Charrette à 24 euros, c'est trois fois le prix. La prochaine fois, passez moi commande :) Par contre, craquez sans scrupule pour l'un des nombreux rhums arrangés.

- Quand le vin chaud et le rhum commencent à faire leur petit effet, allez rigoler un peu en regardant les courageux patineurs se démener sur cette glace pourrie. En heure creuse, j'ai calculé une moyenne de 2 chutes par minute mais je suis sûre qu'on peut mieux faire en heure de pointe.

Ouille!

Petit arrêt nostalgique au chalet canadien


Une seule bonne raison d'y aller : Les dégustations!

Quand ? Jusqu'au 1er janvier 2012

Heures d'ouverture : 
lun > jeu : 12h00 > 21h00
ven : 12h00 > 22h00
sam>dim : 11h00 > 22h00
24 et 31 décembre : 11h00>18h00
25 décembre et 01 janvier : 12h00 > 22h00




mercredi 30 novembre 2011

Et maintenant on va où ?

Cela faisait plusieurs semaines que je me promettais aller voir le deuxième film de Nadine Labaki. J’avais été charmée par Caramel en 2007 : l’histoire de cinq femmes qui se croisent dans un salon de beauté et de coiffure de Beyrouth. Hier soir, j’ai pu découvrir son deuxième long-métrage, Et maintenant on va où ? qui confirme toute l’admiration que j’ai pour cette réalisatrice libanaise, ses histoires et sa mise en scène.

C’est l’histoire d’un petit village où vivent musulmans et chrétiens. Un village qui a connu la guerre, comme en témoignent les photographies de jeunes hommes sur les tombes du petit cimetière, mais où règne tout de même une certaine douceur de vivre. Alors que le pays est déchiré par la guerre, les femmes du hameau sont déterminées à faire fi des appartenances religieuses pour protéger leurs familles et leur village des menaces extérieures.

Elles imaginent tous les stratagèmes possibles pour distraire l’attention de leurs hommes et faire en sorte qu’ils ne se laissent pas entrainer par la folie violente qui secoue les villages alentours. Je vous laisse imaginer !

Ces femmes sont drôles et magnifiquement solidaires. Elles me font penser aux personnages féminins de Pedro Almodovar mais avec ce côté libanais savoureux. La scène d’ouverture (une procession de dames vêtues de noir qui se dirigent vers le cimetière en serrant contre elles les photos de leurs maris, de leurs fils) est de toute beauté. Et en dépit de quelques scènes chantées un peu kitsch (mon amie Alicia qui m’accompagnait m’a dit que c’était typiquement libanais, elle en sait quelque chose), j’ai été séduite par la mise en scène de Nadine Labaki.




Un joli moment de cinéma (encore plus joli quand on le partage avec une belle personne)

Où ? Au cinéma Vendôme, 18 chaussée de Wavre 1050 Ixelles
Pour les horaires, c'est par ici : http://www.cinema-vendome.be/les_films/horaires


Un petit creux avant / après le film ? Si vous allez le voir au Vendôme, vous êtes alors en plein quartier Matongé : allez vous sustenter dans un petit resto africain du coin. Hier soir, Alicia et moi avons testé "Le soleil d'Afrique" où comment se régaler pour 6 euros.


lundi 28 novembre 2011

Rêver au Paris des Années folles avec Kiki de Montparnasse

Depuis quelques mois, j'ai développé une passion dévorante pour les romans graphiques.
Entre la BD et le bouquin, parfois liés à l'actualité ou à une période de l'Histoire. Souvent, je les termine en une nuit. Avec Kiki de Montparnasse, près de 400 pages, je me suis dit que j'étais tranquille pour un bon bout de temps. J'avais tort.

Kiki de Montparnasse, c'est 374 pages de plaisir. Voire de drogue. En deux soirées, avalé, le roman graphique. Et me voilà avec un goût de trop peu et une envie de plonger dans le Paris des années 1920 pour rencontrer ce personnage fascinant qui a VRAIMENT existé.

De son vrai nom Alice Prin, Kiki naît en 1901 dans un village de campagne en France avant de rejoindre Paris à l'âge de 12 ans. Au fil des années, elle deviendra l'un des personnages les plus marquants de l'entre-guerre dans le quartier Montparnasse, amie et égérie de nombreux artistes dont Modigliani, Picasso, Desnos, Cocteau et toute la clique des surréalistes. Elle sera aussi l'amoureuse et la muse de Man Ray qui l'immortalisera dans certains clichés.

Kiki brûle la vie par tous les bouts : elle parle fort, interprète des chansons grivoises au bar des habitués de Montparnasse, elle se fout des conventions, elle pose nue, elle est pleine, entière, elle suscite la jalousie, elle tombe dans la drogue, elle est Kiki, à prendre ou à laisser.

Au fil des chapitres,  Catel et Bocquet dressent le portrait d'une génération d'artistes, d'un groupe d'amis unis par l'amour de l'art, de la création (et la boisson). Mais avant tout, c'est le portrait d'une femme hors du commun, libre et émancipée, qui fait chavirer les coeurs des hommes qui la croquent sur papier. Kiki rêve d'être célèbre outre-Atlantique mais elle devra se contenter de son sacre de "Reine de Montparnasse". Dans une autre vie, j'aimerais être Kiki de Montparnasse. Cette beauté hors normes et ce tempérament de feu.

 

Jettez-vous sur cette biographie magistrale, plongez-vous dans cette vie mouvementée. Les textes et les dessins sont de qualité. Et à la fin, si vous non plus vous n'avez vraiment (mais alors vraiment) pas envie de vous retrouver dans votre lit en plein XXIème siècle, vous pourrez prolonger le plaisir en lisant une chronologie des évènements de la vie de Kiki ainsi qu'une série de notices biographiques sur les artistes qui partageront la vie de Kiki jusqu'à sa mort en 1953.




Qui ? Dessins de Catel Muller et scénario de José-Louis Bocquet. 
Casterman, collection Écritures 2007, 374 p. Grand prix RTL 2007.
Où le trouver ? Dans toutes les bonnes librairies, pardi! Mais aussi dans certaines bibliothèques publiques. Je l'ai pour ma part emprunté à celle d'Ixelles. Ca fait moins mal de le dévorer en deux jours, évidemment.


Pour aller plus loin : Visionnez "Minuit à Paris", le dernier Woody Allen : un va-et-vient temporel et visuel entre le Paris d'aujourd'hui et celui des années 1920. Juste pour se dire qu'on n'est pas les seuls à penser être nés à la mauvaise époque. 70 ans trop tard. Et se replonger dans l'univers du bouquin! La bande-annonce : http://www.youtube.com/watch?v=Ky2uLT6Bxv0
Bonus : Vous avez peut-être vu tourner récemment sur Internet cette jolie petite vidéo, "The Power of Words" au message puissant.http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=Hzgzim5m7oU Imaginez un peu ma surprise quand j'ai trouvé presque exactement la même scène dans Kiki de Montparnasse! Une jolie source d'inspiration que je vous laisse découvrir.





vendredi 25 novembre 2011

Roman Polanski : sa carrière exposée au Bozar

Ces temps-ci, vous l'avez sans doute remarqué, le monde culturel bruxellois semble n'en avoir que pour le Brésil. L'évènement Europalia Brasil se décline à toutes les sauces dans nos musées. J'adore le Brésil. Mais là, c'en était trop. J'ai décidé d'aller voir l'exposition sur Roman Polanski au Bozar.

 

Quand on entre au Bozar par la rue Ravenstein, il faut chercher, fouiner, traverser des salles entières de photographies brésiliennes (par ailleurs très belles) avant de trouver la petite salle qui abrite l'exposition consacrée au cinéaste franco-polonais. Petite, sans grands artifices, cette exposition vaut pourtant la détour.

Après avoir été présentée à Londres, en Pologne et à Sao Paulo (encore le Brésil...décidemment), cette expo dédiée à la carrière de Roman Polanski est visible à Bruxelles du 10 novembre 2011 au 8 janvier 2012. Ici, aucune allusion aux drames et scandales qui émaillèrent la vie de Polanski. On ne parle ni de Sharon Tate, ni affaire de moeurs américaine. Juste des nombreux nombreux films qui firent Polanski. Haï par certains, acclamé par d'autres.

Au programme : une description chronologique de tous ses films, des extraits de ce que d'autres ont dit ou écrit sur lui, de nombreuses photos et de superbes affiches de film, vieilles ou moins vieilles. Sans oublier des images d'archives de ses premiers films tournés en Pologne.

On sort de là avec l'envie d'aller chercher toute sa filmographie à la DVDthèque du coin, de revoir Tess, Le Pianiste, Chinatown et de voir tous ceux qu'on n'a pas encore vus (la honte...)

Une seule bonne raison d'y aller : C'est gratuit. Et les affiches sont plus belles les unes que les autres.

Actu : Le prochain long-métrage réalisé par Roman Polanski sortira dans les salles obscures belges le 14 décembre prochain. Carnage est l'adaptation au cinéma de la pièce de théâtre "Le Dieu du Carnage" écrite par Yasmina Reza (un huit-clos entre deux couples bourgeois qui se rencontrent le temps d'une soirée pour évoquer la bagarre entre leurs deux garçons : la courtoisie initiale laisse vite place à l'affrontement et aux coups bas). Terrifiant mais savoureux. Voir la bande annonce : http://www.youtube.com/watch?v=KoqH5x7icrM

Informations pratiques : 
Quand ? Du 10/11/11 au 08/01/12
Où ? Au Palais des Beaux Arts de Bruxelles
Combien ? Entrée libre
http://www.bozar.be/activity.php?id=11479

Qui suis-je ? Pourquoi ce blog ?

Je m’appelle Fiona, je suis dingue de voyages et j'ambitionne de faire le plus de photos possibles en sautant. Voilà, c’est dit.



Par ailleurs, j’ai une vingtaine d’années, je suis une journaliste en herbe. J’aime lire, boire du thé brûlant, faire du vélo en descente, arpenter les boutiques des musées (en sachant bien que c’est impayable), cuisiner des crumbles et fouiner la toile en quête de bonnes adresses pour assouvir ma soif d’expériences culturelles et culinaires. Il y a quelques jours, je me suis dit « quitte à chercher tout ça, autant le partager avec d’autres Bruxellois en quête d’idées ». Et c’est ainsi qu’est né ce blog.

Bruxelles à tout prix repose en fait sur deux postulats :
 - Le voyage, c’est merveilleux mais il y a souvent un moment où ça s’arrête, où on rentre au bercail bruxellois et où le quotidien reprend ses droits. Tout le défi du voyageur qui sommeille en nous consiste alors à distiller de la découverte, du piment, du «WAOUW » dans la vie de tous les jours. Et je fais le pari que la culture sous toutes ces formes y contribue. Il suffit parfois d’une belle expo, d’un concert envoûtant ou du goût d’une mangue juteuse pour que le voyage refasse surface.

 - La culture n’est pas et ne doit pas être réservée aux propriétaires de portefeuilles bien garnis. A travers ce blog, j’essaierai le plus possible d’évoquer des événements ou produits culturels à petits prix ou gratuits.

Merci d’avance d’être là, de me suivre dans cette nouvelle aventure. 
Et tous les commentaires, avis, recommandations, coup de cœur, coup de gueule sont les bienvenus. Bonne découverte!